Journal N°
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Makhzen Arabe Presse Dans les coulisses d’une agence officielle


Siège de la MAP à Rabat.
un mouvement de contestation gronde à l’intérieur de l’agence maghreb arabe presse. au-delà des revendications syndicales, l’institution souffre d’abord de son asservissement par le régime. enquête sur une agence de presse créée pour soutenir l’autoritarisme.
  Par : Aziz El Yaakoubi

«Les forces de l'ordre ont utilisé la force dans certains cas contre un petit nombre de protestataires qui étaient déterminés à s'opposer à elles… Il s'agit là d'une intervention à laquelle recourent les forces de l'ordre même dans les pays traditionnellement démocratiques, laquelle intervention qui est justifiée par l'obligation d'imposer le respect de la loi et le devoir de se défendre devant une menace inéluctable». Pour soutenir une dictature, rien de plus efficace qu’une agence de propagande. Dans cette dépêche publiée par l’Agence maghreb arabe presse (MAP) le 16 juin 2008, citant le ministre de l’Intérieur Chakib Benmoussa, l’agence nous livre sa copie sur le carnage commis par les forces de l’ordre à Sidi Ifni, et dont on vient de commémorer le premier anniversaire. Une autre plus récente : «La section marocaine d'Amnesty Internationale a appelé, mardi à Rabat, à traduire devant la justice les auteurs des violations des droits de l'homme dans les camps de Tindouf, en Algérie».  Pour les questions des droits de l’homme, seules les violations commises par l’Algérie, l’Afrique du Sud et par le Front Polisario sont relatées. Aucune information sur ce qui se passe au Sahara occidental ou dans le reste du Maroc, si ce n’est le détail des activités du roi, des gouverneurs et des walis. Dans un mélange de style traditionaliste et de langue de bois, la MAP publie ses «missives» 24 heures sur 24, quisont largement reprises par les médias publics mais aussi par les radios et les journaux privés. «Pour toutes les activités royales, aucun article  n’est rédigé au sein de notre rédaction. Seules les dépêches de la MAP passent, et obligatoirement à la Une du journal», confie un journaliste sous couvert d’anonymat, du quotidien national francophone Le Matin. Mais si l’agence est très efficace en ce qui concerne les activités royales, c’est parce qu’elle est dotée d’un service spécialisé dans la couverture des activités de la monarchie. Baptisé Service palais royal (SPR), il est composé d’une dizaine de journalistes et d’un chef de service qui reste en contact permanent avec le Cabinet royal.

Valeurs sacrées. Pour toutes les informations qui touchent de près ou de loin les «valeurs sacrées du royaume», pour utiliser le jargon de l’agence, aucun travail de recoupement de l’information, aucun travail journalistique ne sont faits. «On se contente de relater ce qui est dicté par la hiérarchie», lance un journaliste de la MAP. A son tour, la hiérarchie se contente de ce qui est psalmodié par les sommités du Pouvoir. Mais si le professionnalisme est le dernier souci des responsables, c’est parce que les textes ayant créé cette institution l’ont inscrit noir sur blanc. «La MAP a toujours été domestiquée, avant même le contrôle direct de l’Etat», témoigne Abdallah Stouky, doyen des journalistes marocains ayant travaillé avec l’Agence à la fin des années soixante. Créée en 1959 par un groupe d’intellectuels maghrébins sous la direction de Mehdi Bennouna, le premier message sur le téléscripteur de l’Agence a été diffusé du Palais royal par Mohammed V. Le monarque a choisi le 18 novembre, soit le jour de la fête du trône qui deviendra plus tard le jour de la fête de l’Indépendance, pour lancer cette phrase qui deviendra sa devise : «L’information est sacrée, le commentaire est libre». Le coup d’Etat de Skhirat en 1971 changera le cours de l’Histoire. Mehdi Bennouna, alors directeur et propriétaire de l’agence, était présent au palais royal lors de la cérémonie qui a connu le débarquement des élèves du colonel Ababou. Il réussit à s’échapper avec sa voiture et à se diriger vers le siège de la MAP (10, rue Al Yamama). Il décrit alors l’événement dans une dépêche qu’il rédige en quelques minutes. Une dépêche qui sera reprise dans les heures qui suivent par les organes de presse du monde entier. Hassan II comprit alors l’importance d’une agence de presse dans le paysage médiatique d’un pays. Il décide d’exproprier la famille Bennouna contre une somme de … 600 000 dirhams, selon certaines sources. Même si la décision est tombée le lendemain du putsch, ce n’est que le 31 mai 1975, préparatifs de la Marche verte obligent, que le contrat de concession fut signé. Ce contrat interdit même à l’équipe sortante de fonder une deuxième agence. «Les actionnaires de la société MAP s’engagent à ne plus créer, administrer, gérer ou participer au capital de toute agence de presse», peut-on lire sur l’article 2 de la Convention signée par le ministre de l’Information Ahmed Tayeb Benhimma, le ministre des Finances Abdelkader Benslimane et Mehdi Bennouna.

167,44 millions pour l’année 2008. Entre 1971 et 1977, l’institution est gérée par un comité de gestion dont l’architecture a été imaginée par un certain Abdelhadi Boutaleb, très influent à l’époque et qui était à l’origine du coup monté contre Mehdi Bennouna. Ce dernier, selon des témoignages, était entre le marteau et l’enclume. Les partis de la gauche l’accusaient d’être un agent de renseignement et les proches du roi d’être un «gauchiste déguisé». «Ce Comité gérait l’agence d’une façon informelle et n’avait aucune personnalité», rappelle Abdallah Stouky. Néanmoins, il a institué le contrôle direct de la MAP par le Palais puisque un certain Ahmed Bensouda, alors directeur du Cabinet royal, fut placé à la tête de ce comité. Des années de confusion, certes, mais Hassan II a fini par trouver la formule magique. La MAP est placée sous tutelle publique tout en restant au service de la monarchie. Le 19 septembre 1977, elle est érigée, selon les termes du dahir N°1-75-235, en établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, et placée sous la tutelle du ministère de l’Information. Le dahir inscrit clairement la propagande comme objet de l’agence, dans le texte fondateur de la version étatique et actuelle de la MAP : «L’agence a pour objet: (…) de diffuser pour le compte des pouvoirs publics constitutionnels toute information que ces derniers jugeraient bon de rendre publique». Même si la loi de Finances prévoit chaque année un budget pour l’établissement (167,44 millions de dirhams pour l’année 2008), un représentant du Cabinet royal vient directement après le ministre de la Communication (qui assure le financement) dans le conseil d’administration. Une situation qui a institué les journalistes de la MAP en fonctionnaires, les privant ainsi de leur statut de journalistes. «On est injuste avec nous », lance, d’un ton amer, un journaliste de l’agence. «On ne sait jamais ce que veut la direction», martèle un autre. Au service d’une hiérarchie brodée au fil des ans, d’un organigramme qui sort tout droit du ministère de l’Intérieur, la décision est restée et reste toujours circonscrite entre le directeur, le directeur de l’information et le rédacteur en chef central.

Frilosité et bureaucratie. L’exemple de ce qui s’est passé à Tanger en 1994, lorsqu’un agent de police souffrant de troubles mentaux a tiré sur des touristes anglais à l’hôtel Al Menzah. L’information a été rapportée par le correspondant de la MAP quelques minutes après l’incident. «Personne n’a osé passer l’information et tout le monde, y compris le directeur, attendait le feu vert du Cabinet royal qui n’est venu que le soir. Après quelques heures, une agence étrangère a passé l’information et l’a présentée comme un acte terroriste. D’un fait divers à des attentats terroristes, à cause de cette frilosité qui caractérise les responsables de l’agence», regrette un journaliste. Les statuts réservent bien un fauteuil à un représentant des journalistes au conseil d’administration et dans le comité de gestion. Mais cette fonction n’a jamais contrebalancé la bureaucratie de l’agence. «Même la rémunération des journalistes suit les échelles de la fonction publique», explique un journaliste. Pour un jeune débutant, le salaire mensuel tourne autour de quelque 4000 dirhams. Pour atteindre le hors cadre (plus de 10 000 dirhams), il faut près de 15 ans d’expérience. A cela s’ajoute un cadre de travail désagréable. «Tous les journalistes sont traités comme des subalternes. La direction, à travers l’histoire de la MAP, pense qu’elle possède tous les droits sur ses fonctionnaires. Aucun dialogue intellectuel n’est présent à l’intérieur de ses murs, si ce n’est des ordres à donner à droite et à gauche», explique un des anciens journalistes de l’agence. Il a fallu attendre que Ali Bouzerda, nouveau directeur de la MAP depuis janvier dernier, soit nommé par le roi, et que certains membres du Pouvoir n’apprécient pas cette décision pour que les dysfonctionnements internes de l’agence éclatent au grand jour. Tout a commencé lorsque le nouveau directeur décide d’effectuer un grand remue-ménage dans l’affectation des journalistes dans les bureaux régionaux et internationaux. «L’agence n’a jamais connu des mutations aussi massives que ce qui se passe actuellement avec le nouveau directeur», lance le chef d’un bureau régional. Au niveau international, quelque 30 journalistes et chefs de bureaux sont rappelés pour rentrer au pays. Et ce, sans l’accord préalable des concernés.

200 000 DH pour s’installer en Turquie. Il faut dire que toute mutation demande énormément d’argent pour l’agence. «Pour la nomination d’un chef de bureau dans un pays comme la Turquie, il faut prévoir une liasse de quelque 200 000 dirhams en moyenne, donc faites le calcul pour savoir combien coûtera le projet de Monsieur Bouzerda», renchérit un journaliste, sous couvert d’anonymat, bien sûr. «A la MAP, tout le monde sait que les décisions de la hiérarchie sont indiscutables, mais l’accord des journalistes a toujours été respecté», ajoute notre interlocuteur. Depuis, le mouvement de contestation gronde. Ceux qui sont priés de rentrer refusent de le faire et ceux qui ont été nommés dans des bureaux étrangers contestent leur départ. «Personne n’a compris les critères de la direction dans le choix des destinations ni dans les raisons des rappels», lance un autre. Les journalistes accusent le directeur, le directeur de l’information et le rédacteur en chef central de prendre des décisions arbitraires, considérées comme des règlements de comptes contre les syndicalistes et les têtes brûlées de l’agence. «Ali Bouzerda a pris ces décisions pour éloigner à n’importe quel prix les contestataires au sein de l’agence, mais aussi pour placer ses proches dans les bureaux les mieux lotis à travers le monde», accuse un autre. «Je me suis installé aux Etats-Unis depuis quelques mois, j’ai inscrit mes enfants dans l’école américaine, ma femme est enceinte d’un autre enfant et ne peut pas rentrer car elle souffre d’une maladie qui menace sa vie si jamais elle accouche au Maroc. Sous prétexte que je n’ai pas donné satisfaction, on me demande de rentrer. J’ai refusé, maintenant c’est le conseil de discipline qui m’attend à Rabat», martèle Mustapha Kadaoui, chef du bureau de la MAP à Washington, joint par Le Journal hebdomadaire. La position du rédacteur en chef central ne facilite pas les choses non plus. Membre du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), il est perçu de facto au sein de la rédaction comme juge et partie. «Le statut de rédacteur en chef n’interdit pas aux journalistes d’être membres du bureau du syndicat. Pour ce qui se passe dans l’agence, nous donnerons notre point de vue lorsque notre bureau se réunira prochainement », se défend Younès Moujahid, secrétaire général du SNPM.

Mutisme officiel. Contactés par Le Journal hebdomadaire, aucun responsable de l’agence n’a voulu répondre à nos questions. Seules les promesses de l’assistante de direction de s’occuper de notre requête et de transférer la demande au directeur de l’information, ont été la réaction officielle de la MAP. Mais la première affaire qui a étalé au grand jour toute cette polémique est sans doute celle du chef du bureau de Madrid Saïd Ida Hassan. Ce dernier conteste, à son tour, la décision de la direction qui lui a ordonné de mettre un terme à ses activités et de rentrer au pays. Selon Saïd Ida Hassan, la direction lui reproche de ne pas l’informer des déboires de l’agence avec la justice espagnole qui, selon certaines sources, ont coûté pas moins d’un million de dirhams. Les deux procès qui opposent l’agence et son correspondant au journaliste marocain Ali Lmrabet ont été perdus devant le barreau de Madrid. Le premier a été intenté contre Ali Lmrabet par le bureau de la MAP à Madrid pour diffamation. Alors journaliste au quotidien espagnol El Mundo, ce dernier avait publié un article sur les méthodes de travail des services de renseignement marocains. A la fin de l’article, il évoque les fameuses notes d’informations rédigées par les journalistes de la MAP et qui sont un secret de polichinelle (voir encadré). «Les correspondants de l'agence officielle marocaine, la MAP, rédigent deux télétypes pour la centrale de Rabat. Le premier est public et diffusé à ses abonnés. Le deuxième est réservé à de hautes sphères de l'État : il raconte tout ce qu’il a entendu», peut-on lire sur cet article publié le 11 mars 2005. Mais le bureau de Madrid ne voulait pas en rester là. Saïd Ida Hassan avait fait, en avril 2005, un voyage de 650 kilomètres, de Madrid à Almeria, pour assister à une conférence sur l’immigration donnée par Lmrabet à l’Université d’Almeria.

Lobbying. Durant la conférence, Saïd Ida Hassan s’était levé en se présentant comme le «correspondant de la MAP en Espagne» et «un membre du Syndicat national de la presse nationale (SNPM)» et avait injurié Lmrabet en l’accusant d’avoir écrit dans un journal espagnol que «tous les Marocains résidant en Espagne étaient des terroristes». Le journaliste d’El Mundo décide alors de contre-attaquer et de porter plainte contre le représentant de la MAP pour diffamation et atteinte à son honneur. Après un premier round en première instance pour le premier procès, Ali Lmrabet finit par gagner et les juges de la Cour d’appel de Madrid déclarent que l’information relatée par le journaliste est fondée et déjà publiée dans les journaux marocains. Le 19 juin dernier, le verdict tombe pour le deuxième procès. La MAP est condamnée par un tribunal d’Almeria à 12 000 euros. Mais lorsque Ida Hassan reçoit l’ordre de rentrer, il décide de publier des mails envoyés au directeur de l’agence, et dans lesquels il reconnaît avoir fait du «lobbying» en Espagne. Contacté par Le Journal hebdomadaire, le concerné n’a pas caché sa colère contre le directeur général et le directeur de l’information de l’agence et défend sa démarche. «Seule une personne peut être contre ce genre de lobbying. Quelqu’un qui est contre les intérêts du Maroc et contre le rapprochement entre le Maroc et l’Espagne», explique-t-il. «Si le travail de journaliste est aussi celui de lobbyiste, cela confirme ce que j’ai écrit et ce que mes confrères au Maroc ont écrit», lance l’impertinent Ali Lmrabet.
Un débat qui revient à chaque fois que le rôle des journalistes de la MAP est abordé. Ce qui est sûr, c’est que le statut de l’agence laisse la porte ouverte à toutes les dérives, y compris l’utilisation des journalistes de l’établissement par les différents services de l’Etat. 


Chronologie

31 mai 1959 : Création de l'Agence Maghreb Arabe Presse par Mehdi Bennouna, avec des Maghrébins, ayant adopté l’idée «unioniste» du Maghreb, sous la forme d'une société anonyme.
18 novembre 1959 : Emission sur télescripteur, par Mohammed V, du message qui deviendra la devise de la MAP : «L’information est sacrée, le commentaire est libre».
25 novembre 1959 : Emission de la première dépêche en langue française.
9 juillet 1971 : Coup d’Etat de Skhirat. Hassan II décide d’exproprier la famille Bennouna.
Janvier 1974 : L’agence passe officiellement aux mains de l’Etat sous la direction d’un Comité de gestion.
31 mai 1975 : Signature de la convention de transfert entre les actionnaires de la société anonyme dénommée Société maghreb arabe presse et l'Etat.
19 septembre 1977 :  Publication du dahir royal qui érige la MAP en établissement public doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière, placé sous la tutelle de l'autorité gouvernementale chargée de l'information.
1981 : Lancement du service espagnol.
16 novembre 1999 :  Mohammed Yassine Mansouri est nommé par le roi directeur général de la MAP et remplace Abdeljalil Fenjiro, en poste depuis le départ de Mehdi Bennouna.
10 septembre 2003 :  Mohammed Khabachi est nommé par le roi directeur général de la MAP.
Janvier 2009 : Ali Bouzerda remplace Khabachi à la tête de la MAP.

   

*
Notes d’informations Comment ça marche ?
Les Journalistes de l’agence Maghreb Arabe Presse (MAP) sont obligés, selon la nature de l’information recueillie, de rédiger deux télétypes pour l’agence. Si l’information risque de nuire à l’image du régime, le journaliste choisit sur l’interface de l’agence l’option «N.I» (note d’information), au lieu d’une dépêche normale. «Si jamais une information passe en fil normal, le journaliste risque des sanctions au cas où les responsables ne l’apprécient pas», explique un journaliste affecté dans un bureau européen. Une situation qui a créé une grande frilosité dans le traitement de l’information chez les rédacteurs. Pour le fil des notes d’informations, seuls les responsables du Cabinet royal, des services secrets et les membres du gouvernement ont accès à ces missives. On parle même d’un tri qui vient après la réception des notes. Selon l’importance ou la gravité des informations relatées, seul le Cabinet royal ou les services secrets auraient la possibilité de les consulter. «Les informations qui touchent les membres de la famille royale, l’armée et les secrets d’Etat sont triées et envoyées aux personnes concernées, et non à tous les abonnés du fil des notes d’informations», croit savoir un spécialiste des médias au Maroc. Un système de travail qui met de facto les journalistes de l’agence dans une situation délicate. «Si j’envoie une information qui ne sort pas chez les abonnés normaux, tout le monde a le droit de me considérer comme un espion. Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’à la MAP, c’est comme ça que ça marche», se défend un journaliste de l’agence.


Publication
Autopsie de la MAP
Il s’agit du premier livre qui a été publié sur l’agence Maghreb Arabe Presse (MAP) et par une journaliste faisant partie de la rédaction de l’agence. Fatima Rafouk, une des talentueuses plumes de la MAP a dressé un portrait-vérité de l’établissement dans sa thèse d’obtention du diplôme des études approfondies (DEA) en journalisme. Le livre, «Les médias publics et la mondialisation de la communication, La MAP comme exemple», parle de toutes les étapes passées par l’agence, dresse les portraits des personnes ayant dirigé l’institution, mais aussi des obstacles qui handicapent son développement. La journaliste a aussi abordé les faits historique les plus marquant tout en s’intéressant à leur traitement par l’agence. Les élections à travers l’Histoire, les coups d’Etat, les réformes de la Constitution et le cheminement des partis politiques, tout est analysé à travers les archives de l’agence et les témoignages des acteurs. Publié en 2003, le livre a été boycotté par la MAP sous la direction de Mohammed Khabachi et n’a suscité qu’une petite dépêche publiée pour l’occasion. Contactée par Le Journal hebdomadaire, Fatima Rafouk n’a pas voulu s’exprimer sur le sujet. D’après certains journalistes de la MAP, elle n’a jamais pu obtenir un bureau international, la véritable promotion au sein de la MAP, à cause des propos relatés par le livre. Néanmoins, Mehdi Bennouna le fondateur de la MAP a exprimé son «bonheur et sa satisfaction» du travail fait par la journaliste dans la préface du livre.


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