Journal N° 398
Mise en ligne le : 05/06/2009
Document sans titre

Mohammed Azahaf, Responsable du groupe Arabe socialiste du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) à Madrid.
«Mon parti soutient le respect à la diversité et à l’interculturalité»
  Par : Aïda Semlali

Comment avez-vous rejoint le PSOE? Quelles idées vous ont séduit?
Depuis tout petit, la politique et les hommes politiques m’ont toujours intéressé, surtout Felipe González qui gouvernait à cette époque et que j’aimais écouter lors de meetings et à la télévision. Il y a environ dix ans qu’il y eut un changement au sein du PSOE. Un autre grand politique qui capta toute mon attention apparut alors, José Luís Rodríguez Zapatero, l’actuel Premier ministre. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’aller plus loin et de passer de simple votant à militant du PSOE. De plus, j’ai vu que ce parti était celui qui se rapprochait le plus de mes idées de respect et de lutte pour la diversité et la dignité des personnes. En tant que fils de travailleurs et d’immigrés, il me paraissait difficile d’appartenir à un autre parti en Espagne qui ne soit pas le PSOE.

Quelles sont les prérogatives et le champ de manœuvre du groupe Arabe socialiste ?
Le groupe Arabe socialiste du PSOE est né de la nécessité de rendre visible une réalité de la société dans laquelle nous vivons. Au PSOE, nous travaillons chaque jour afin que notre parti soit celui qui ressemble le plus à l’Espagne. Ce groupe sert de pont entre la société civile et mon parti pour transmettre les préoccupations et propositions dans les deux sens et ceci se fait par le biais du Secrétariat des Mouvements sociaux.

Vous êtes candidat aux européennes en juin prochain. Quelles sont les chances du PSOE ?
Le fait d’inclure un fils d’immigrés d’origine marocaine dans les listes du PSOE est un pari manifeste de mon parti qui soutient le respect à la diversité et à l’interculturalité et prouve clairement que la société espagnole est en plein changement. Lors des dernières élections qui ont eu lieu en 2004, le PSOE a obtenu plus de députés que la droite au Parlement européen et nous voulons que le résultat des prochaines élections du 7 juin nous ramène à nouveau à la victoire.

Etes-vous favorable au droit de vote accordé aux étrangers lors des élections municipales ?
Je soutiens l’octroi du droit de vote aux étrangers aux élections municipales  parce qu’il s’agit d’un droit qu’ils doivent avoir et qui constitue une preuve du degré d’implication des citoyens dans leurs communautés. Outre avoir été le promoteur de cette initiative, je suis très fier que cela soit possible aux prochaines élections municipales en 2011, date à laquelle j’espère que sera signé l’accord qui facilite le vote entre le Maroc et l’Espagne. Il est important que les étrangers puissent élire la personne qui dirigera directement les infrastructures de leurs quartiers, qui résoudra les problèmes qui apparaissent au quotidien, etc. De plus, je sais que les élections municipales auront bientôt lieu au Maroc et les gens connaissent les enjeux. Et même si la droite, et plus particulièrement le Partido popular, s’y oppose, il est nécessaire que les étrangers aient ce droit.

La proposition formulée en septembre dernier par Zapatero, consistant à octroyer une certaine somme aux populations émigrées contre la promesse de quitter le territoire espagnol, semble avoir échoué. Pourquoi, selon vous ?
C’est une mesure bien pensée étant donné que la personne qui désire y adhérer a le permis de résidence garanti à son retour. Mais peut-être que le manque d’information ou la situation de crise mondiale a fait que beaucoup de gens se méfient de cette mesure. Les gens préfèrent rester sur leurs lieux de résidence car ils pensent que s’ils partent, ils devront recommencer de nouveau toutes les démarches administratives, ce qu’ils n’apprécient guère. Malgré tout, les personnes sont libres de décider où elles veulent être et c’est une option à leur disposition.

Selon vous, comment contrer la stigmatisation et les discriminations à l’égard de la communauté marocaine en Espagne?
Pour lutter contre la stigmatisation de la communauté marocaine, il faut tout d’abord que celle-ci se fasse connaître et promeuve les aspects positifs de la cohabitation et de notre culture d’origine. Nous ne pouvons pas attendre que ce soit les autres qui se battent pour que les gens aient une bonne opinion de nous.  La meilleure façon d’éviter les préjugés et la discrimination reste toujours d’augmenter la connaissance de l’autre, et ceci est un des éléments auquel nous travaillons particulièrement au sein du PSOE et du groupe Arabe socialiste.

Que pensez-vous du cas Ceuta et Melilla ?
Ceuta et Melilla sont deux bons exemples de cohabitation interculturelle dans laquelle le respect à la diversité et la cohabitation entre différentes communautés a créé un modèle social exemplaire. Je dirais même plus, elles sont le reflet de la cohabitation réussie entre les cultures, qui se traduit par le succès de l’Alliance des civilisations.

   
BIO
1976. Naissance à Tanger. 2000. Militant au PSOE. 2006-2008. Responsable du programme immigration et Interculturalité. 2009. Candidat aux Européennes en juin prochain.
Document sans titre
Document sans titre


16:44
Plus de 150 rebelles kurdes tués dans des raids en Irak (armée turque)
22:24
Le Paris Volley champion de France
01:56
Obama remporte les caucus à Guam
02:32
Microsoft retire son offre d'achat du groupe internet Yahoo!
03:56
Début du relais de la flamme olympique à Sanya, en Chine
05:08
Hu Jintao espère des "résultats positifs" sur le Tibet (média japonais)
09:53
Grand Prix du Portugal - MotoGP: victoire de Valentino Rossi
09:55
Grand Prix de Chine - MotoGP: victoire de Valentino Rossi
10:14
Des émissaires tibétains rencontrent des responsables chinois (gouvernement tibétain)
12:22
Plus de 240 morts lors du passage d'un cyclone en Birmanie
14:11
Référendum d'autonomie en Bolivie : ouverture des bureaux de vote
14:48
L'Abkhazie affirme avoir abattu un nouveau drone géorgien (agences)
15:02
Irak: l'épouse du président Talabani échappe à un attentat
15:28
Drone géorgien abattu en Abkhazie : démenti de Tbilissi
Document sans titre
Document sans titre
Document sans titre
Document sans titre
Document sans titre
 
www.lejournal-press.com une réalisation de la société Arenya

Warning: mysql_free_result(): 14 is not a valid MySQL result resource in /htdocs/public/www/entretien.php on line 287