L’information a été révélée par un membre du Bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Abdelhadi Khayrate, au cours de l’émission Tayyarate d’Abdessamad Bencherif, puis reprise par Mustapha Ramid, membre dirigeant du Parti Justice et développement (PJD) sur les colonnes du quotidien Al Massae (du 1er octobre), et elle est explosive : le tiers des parlementaires marocains seraient des trafiquants de drogue. Accusation grave qui intervient quelques jours après la reconnaissance par le PAM (Parti authenticité et modernité) de la présence, parmi ses membres, de barons de la drogue. Il faut dire que depuis le déclenchement du processus électoral pour la deuxième chambre, les accusations de trafic emplissent les colonnes de la presse marocaine. Une question demeure alors en suspens : que va faire maintenant la justice marocaine ? Si justice il y a....
Makhzeneries
Absence Où est passée Lalla Soukaïna ? Sur la photo de famille prise à l’occasion des noces de Moulay Ismaïl il y avait en réalité deux absents. Hormis Moulay Hicham qui n’y figurait pas, un autre membre de la famille royale manquait également à l’appel. Il s’agit de la princesse Lalla Soukaïna, fille aînée de Lalla Myriem et de Fouad Filali et chouchou de son défunt grand-père Hassan II. Rappelons que Lalla Soukaïna avait annulé ses fiançailles avec Hicham Lakhmari il y a quelques mois.
Mariage Invités et inviteurs Dénonçant la «tentative de politisation par certaines parties d'une cérémonie familiale», un communiqué du ministère de la Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie met les choses au point. N’étaient invités par le Protocole à la cérémonie de conclusion de l'acte de mariage, vendredi 25 septembre, que les membres de la famille royale et des membres de la famille de la mariée. Le lendemain, les invitations émanaient exclusivement de la famille de Moulay Ismaïl. Voilà qui méritait communiqué.
Festival
Le goût du cinéma
Le réalisateur iranien Abbas Kiarostami succèdera à Barry Levinson et présidera le jury de la neuvième édition du festival international du film de Marrakech qui se déroulera cette année du 4 au 12 décembre. Même si le talent de cet homme de cinéma est incontestable, les récents événements ayant eu lieu au printemps en Iran ne sont peut-être pas étrangers à cette nomination. Quant au pays qui verra son cinéma mis à l’honneur pour cette édition, il s’agit de la Corée.
Q&R - Maurice Buttin, avocat de la famille Ben Barka depuis 1965.
«Le mandat n’avait finalement été délivré que pour le territoire français»
Comment se fait-il que le mandat d’arrêt international contre le général Benslimane et trois autres responsables militaires, requis depuis deux ans, ne soit diffusé qu’aujourd’hui par Interpol ? En fait, le mandat était dans les bureaux d’Interpol depuis le début ! Nous avons cru qu’il était lancé dans le monde entier, mais lorsque nous avons cherché à comprendre pourquoi le général Benslimane n’avait pas été inquiété lors de son voyage à Pékin, nous avons appris que le mandat n’avait finalement été délivré que pour le territoire français.
Comment l’expliquer ? Pour savoir pourquoi le pouvoir a fait blocage, il faudrait le demander à qui de droit. La procédure a peut-être déplu à Rachida Dati, je ne sais pas. Pour ma part je me suis adressé à Michèle Alliot-Marie, la nouvelle ministre de la Justice. Elle m’a répondu qu’elle me tiendrait au courant après avoir pris contact avec ses services. Je viens d’apprendre à l’instant par un communiqué de l’AFP que la diffusion des mandats d’arrêt fait suite à un récent feu vert du ministère de la Justice, mais j’ignore qui est derrière.
Le Maroc a signé une convention avec Interpol : en tant que chef de la gendarmerie royale, le général Benslimane devra-t-il s’arrêter lui-même ? C’est une situation assez cocasse en effet. Il risque en tout cas d’être arrêté à tout moment s’il quitte le territoire marocain. Mais s’il veut bien se présenter au juge d’instruction de Casablanca pour s’expliquer sur les commissions rogatoires lancées en 2003, ces dernières seront alors exécutées et le mandat sera levé.
Habitat
Trafic d’informations
De hauts fonctionnaires des ministères de l’Habitat mais aussi de l’Intérieur ont été démis de leurs fonctions. Ils auraient été sanctionnés pour avoir divulgué des informations concernant des dossiers d’investissement en cours d’étude au sein des deux départements. La nouvelle a vite fait le tour des rédactions lundi 28 septembre suite à un communiqué du ministère de l’Intérieur. Selon des sources proches du dossier, ces hauts responsables donnaient à des promoteurs des informations en primeur sur les plans d’aménagement et d’extension des villes. Ces derniers achètent les terrains qui sont encore dans le périmètre agricole. Une fois les plans d’aménagement promulgués, ils en faisaient des lotissements et les vendaient au prix fort, leur valeur ayant décuplé entre temps. On leur reproche également d’avoir sorti de leurs bureaux des projets d’investissement ficelés encore à l’étude à l’extérieur.
Tête d’affiche
Mansouri au barreau
Dimanche 4 octobre, Mustapha Mansouri, président du RNI (Rassemblement National des Indépendants), devra répondre à ses détracteurs lors d’une réunion du bureau exécutif de son parti. Il s’est dit prêt à reconnaître ses torts et à assumer ses responsabilités pour que les critiques cessent. À l’heure où nous mettons sous presse, aucun des membres du RNI, qui contestaient vigoureusement Mansouri n’ont été contactés pour assister à cette réunion. Ça commence bien…
Tête d’affiche
Bakrim, juge et partie
Un article de Libération accuse avec ardeur la «polémique stérile autour des salles de cinéma». Le journaliste fustige le «discours nihiliste» qui déplore la fermeture des salles de cinéma, et défend avec passion la position du CCM (Centre Cinématographique Marocain). Le hic, c’est que le signataire de l’article en question, Mohammed Bakrim, est par ailleurs fonctionnaire du CCM. Cherchez l’erreur.
Le Maroc vu d’ailleurs
Halte aux mineurs
Mercredi 30 septembre à Rabat, suite à une discussion entre José Antonio Grinan, président de la région d’Andalousie, et Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur, l’assemblée d’Andalousie a décidé d’accroître au Maroc le nombre de centres à destination des mineurs dans le but de prévenir l’immigration illégale en territoire espagnol. Le quotidien El Pais précise que même si le nombre de migrants mineurs marocains a réduit de 80%, il y aurait actuellement 900 mineurs marocains dans des centres situés en Andalousie. Les nouveaux centres devraient être construits dans les régions de Tanger-Tétouan et Nador. Six cents enfants marocains issus de familles défavorisées devraient ainsi bénéficier de ce programme. En effet, le quotidien nuance en ajoutant que les Subsahariens qui arrivent au Maroc n’y auraient pas droit. Cette initiative s’inscrit dans le nouveau plan de développement transfrontalier 2009-2012. L’Espagne se targue d’avoir déjà à son actif la construction de centres similaires à Madrid et en Catalogne.
El Pais du 1er octobre 2009
Droits de l’homme
Non aux «cosettes» marocaines !
Une association appelée «Collectif pour un Maroc juste» lance un appel à tous les partis politiques. Elle condamne toutes les violences faites aux enfants et demande que la justice marocaine honore son rôle en poursuivant les employeurs criminels «quel que soit leur rang social et qu’elle applique sa loi en toute indépendance et qu’il ne soit plus question que des magistrats réduisent à un simple délit les tortures indélébiles subies par les petites bonnes». Le mouvement réclame également que le Parlement marocain épouse enfin et pleinement «son temps et sa société» en légiférant sérieusement sur des sujets qui ne doivent plus rester tabous. Le collectif rappelle que les bonnes sont payées mensuellement entre 300 et 500 dirhams pour un horaire moyen variant entre 14 et 18 heures par jour et ne disposent d’aucune couverture juridique ni de protection sociale dans un Etat qui a ratifié la convention des Droits de l’Enfant et dont le code du Travail interdit l’emploi de mineurs de moins de 15 ans. Ces «cosettes» âgées de 7 à 14 ans seraient environ 600 000 selon une enquête de Human Rights Watch (HRW). L’affaire de la petite Zineb Chetite, une fillette de 11 ans torturée par ses employeurs, n’a toujours pas été suffisamment condamnée par les autorités.
Partis
USFP : le malaise Il ne s’agit pas de simples militants de l’USFP (Union socialiste des forces populaires), mais de membres du Conseil national, qui ont pris l’initiative de collecter un nombre de signatures leur permettant de provoquer une réunion extraordinaire afin d’exiger le départ de leur parti du gouvernement. L’acte est à la fois symbolique et significatif puisqu’il montre l’ampleur de la contestation au sein du parti de la rose. Contestation qui se traduit par le traitement critique de la presse du parti contre le gouvernement Abbas El Fassi.
El Himma déterminé… Les moyens mis en œuvre par Fouad Ali El Himma, fondateur du PAM (Parti authenticité et modernité) et proche du roi Mohammed VI, montrent à quel point il tient à conquérir la deuxième Chambre du parlement. Lors d’une rencontre avec les élus de son parti, candidats à l’élection du tiers de la Chambre des Conseillers, à Rabat, El Himma a salué la discipline de ses troupes et fait l’éloge des performances électorales de son parti, «qui vient à peine de naître», dit-il. Les observateurs estiment que l’intérêt que porte l’ami du roi à la deuxième Chambre n’est que le début d’une grande conquête qui se poursuivra, en 2012, avec la Chambre des représentants, puis la primature.
Brice Hortefeux
Un «gros raciste» au Maroc
C’est une visite dite de «travail» que Brice Hortefeux, le ministre français de l’Intérieur, a effectuée à Rabat où il a rencontré son homologue marocain Chakib Benmoussa, le dimanche 27 septembre. Le menu officiel des discussions figurait sur un communiqué commun : «lutte contre le terrorisme… échange soutenu, régulier et rapide d’informations... » Pendant cette même visite, Hortefeux a également rencontré un autre ministre marocain de «souveraineté», Ahmed Taoufik, des Affaires islamiques. Les deux hommes ont discuté de la formation des imams, un sujet qui inquiète au plus haut niveau les autorités françaises puisqu’il concerne la maîtrise du champ religieux dans un pays laïc. Enfin, Hortefeux a clôturé son séjour par une visite à l’école de police de Kénitra. Pour rappel, le périple du premier flic français au royaume chérifien intervient quelques jours après un scandale qui a dévoilé le côté anti-arabe et xénophobe de celui que Rachida Dati traite de «gros raciste».
Brice Hortefeux, ministre français de l’Intérieur.
Arrêt sur image
Le rose et le noir
Reconnaissez-vous au centre de la photo, Assaad Bouab ? Le comédien de Marock revient sur les écrans français le 14 octobre, puisqu’il sera à l’affiche de Rose et noir, un film réalisé par Gérard Jugnot. La comédie gravite autour du couturier Pic Saint Loup, «fort peu hétéro». On retrouve au générique du film une autre Marocaine, l’humoriste Saïda Jawad, également compagne de Gérard Jugnot.
Football
L’Europe en attendant le Gabon
Afin de préparer son prochain match contre le Gabon le 10 octobre à Libreville, le coach des Lions de l’Atlas, Hassan Moumen, a fait une tournée européenne entre le 26 et le 30 septembre dernier afin de rencontrer nos internationaux en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique. Il aurait ainsi rencontré Mbark Boussoufa, le joueur d’Anderlecht et Nabil Dirar qui évolue au FC Bruges. Il a également eu des entretiens avec le buteur du championnat hollandais Mounir El Hamdaoui ainsi que le trio marocain de Nancy (Ouaddou, Hajji et Basser). Une victoire contre les Gabonais est vitale pour accrocher une qualification à la prochaine coupe d’Afrique. Le Mondial n’étant plus à la portée de l’équipe nationale de football. Le dernier match du Maroc l’opposera à domicile à l’actuel leader du groupe, le Cameroun, le 14 novembre prochain.
Mbarek Boussoufa.
Une caravane
Une caravane pour les femmes
L’initiative est à mettre à l’actif de l’association Global Rights Maghreb qui s’associe avec un réseau d’ONG marocaines afin de promouvoir les droits humains des femmes au Maroc. De Rabat à Tinghir en passant par Chefchaouen, Figuig, Agadir et Essaouira, ce sont au total vingt villes qui sont au menu. Du 3 octobre au 23 du même mois, la caravane sillonnera plusieurs villes du pays pour promouvoir une loi contre les violences faites aux femmes. Au menu : la distribution d’un poster de plaidoyer contre les violences faite aux femmes, l’organisation des activités de sensibilisation, tables rondes et ateliers sur les droits des femmes...…
Santé
Autarcie face à la grippe Dans le cadre de la pandémie de la grippe A, le Maroc souhaite éviter toute dépendance. La ministre de la Santé Yasmina Baddou exhorte en effet à l’autarcie en matière de protection médicale et paramédicale dans la lutte contre le virus H1N1. La possibilité de fabriquer localement des vaccins serait actuellement à l’étude en partenariat avec l’Organisation mondiale de la Santé. Première étape : la production de génériques de Tamiflu ainsi que celle de masques protecteurs devrait démarrer dans les prochains mois.
Psychose à Sala Al Jadida Une nouvelle mode a été instaurée à Sala Al Jadida. Les enfants déambulent dans les rues avec des masques de protection contre la grippe H1N1. Au départ, une rumeur dans une école colportant qu’un élève était atteint de la maladie. A partir de là, plusieurs établissements ont obligé les enfants à porter des masques. «Je n’ai reçu aucune instruction du ministère de la Santé», affirme un pharmacien de la ville. Les habitants de Sala Al Jadida ne bénéficient d’aucun hôpital mais seulement de deux centres de soins.
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